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Lames SPC, guide

Poser des lames SPC sur un ancien carrelage, souvent sans ragréage

Garder son vieux carrelage et poser un sol aspect bois par-dessus, c’est souvent possible. Les points à contrôler avant de commander, et les pièges des 8 mm de hauteur en plus.

  • Par la rédaction Hexosol
  • Publié le
  • 5 min de lecture
Gros plan en lumière rasante sur le décor chêne gris, au veinage profond en relief.

Casser un carrelage, c’est du bruit, des sacs de gravats et souvent une chape à reprendre. Avec des lames SPC clipsables, ce chantier est rarement utile. L’ancien carrelage devient simplement le support du nouveau sol.

Pourquoi c’est possible

Tout tient à la rigidité de la lame. Son cœur minéral de 6 mm ne s’affaisse pas dans les joints fins, comme le ferait un vinyle souple collé. Et comme le sol flotte, sans colle, l’état de surface des carreaux importe peu : seuls comptent leur planéité, leur solidité et la largeur des joints.

Vous découvrez le SPC ? Commencez par ce qu’est un sol SPC, puis revenez à ce diagnostic.

Le diagnostic, en cinq contrôles

Prenez une demi-heure, une longue règle bien droite ou un niveau, un mètre et un manche de tournevis.

  1. La planéité. Posez la règle sur le sol dans plusieurs directions, en travers des carreaux. Elle doit porter partout. Un creux ou une bosse nette sous la règle se rattrape avant la pose, par un ragréage localisé. En cas de doute, écrivez-nous : nous vous aidons à trancher.
  2. Les joints. Mesurez-en plusieurs, là où ils semblent les plus larges. Jusqu’à 4 à 5 mm, la pose directe convient. Au-delà, comme avec certaines tomettes ou de vieux carreaux de ciment aux joints épais, un ragréage s’impose.
  3. Les carreaux qui sonnent creux. Tapotez chaque carreau avec le manche du tournevis. Un son mat, c’est bon. Un son creux signale un carreau décollé : recollez-le, ou retirez-le et comblez le trou à niveau.
  4. Les fissures et les éclats. Un carreau fendu mais bien collé ne pose pas de problème. Un éclat profond se rebouche au mortier.
  5. La propreté. Dégraissez soigneusement, surtout dans une cuisine. Grattez les restes de colle, de peinture ou de cire. Le sol doit être sec au moment de la pose.

Si le carrelage reste humide sans raison apparente, ou porte des auréoles qui reviennent, cherchez d’abord la cause. Un sol étanche posé dessus ne la ferait pas disparaître.

Les 8 mm de hauteur en plus

C’est le point qu’on oublie le plus souvent, et celui qui gâche une fin de chantier.

  • Les portes. Mesurez le jour sous chaque porte. Avec 8 mm de moins, certaines frotteront : un coup de rabot ou de scie en bas de l’ouvrant règle le problème, avant la pose.
  • Les seuils. Là où le nouveau sol rejoint un autre revêtement, une barre de seuil fait la transition. Elle se fixe d’un seul côté et ne doit jamais pincer les lames.
  • L’électroménager encastré. Un lave-vaisselle glissé sous un plan de travail doit pouvoir ressortir. Mesurez l’espace restant avec 8 mm de moins.
  • Les plinthes carrelées. Si elles restent, les lames s’arrêtent à 5 mm d’elles. Une baguette fixée sur la plinthe, jamais sur le sol, cache ce joint.
  • Les meubles fixes. Meuble vasque, placards, cuisine : les lames s’arrêtent à leur pied, avec le même jeu de 5 mm.

Pas de sous-couche en plus

Sur un carrelage froid et dur, l’envie est forte d’ajouter une mousse. Ne le faites pas. Nos lames portent déjà leur sous-couche de 1,5 mm. Une seconde épaisseur rendrait le sol trop souple : les clips travailleraient davantage et les joints risqueraient de s’ouvrir.

La pose, ensuite

Une fois le support validé, la pose sur carrelage ne diffère pas d’une autre. Les boîtes passent d’abord 24 h dans la pièce, fermées, à une température de 18 à 29 °C. Les cales de 5 mm tiennent le joint de dilatation contre les murs. Les lames s’engagent en biais, puis se rabattent et se clipsent. Le guide de pose reprend chaque geste dans l’ordre.

Un conseil d’aspect, pour finir : orientez les lames dans le sens de la lumière qui entre par la fenêtre principale. Les joints entre lames se voient moins.

Recouvrir un carrelage de salle de bain ou de cuisine

Recouvrir le carrelage d’une salle de bain ou d’une cuisine avec des lames SPC est souvent possible sans casser : la lame est 100 % étanche et se pose flottante sur un carrelage plan aux joints de 4 à 5 mm au plus. Le soin porte alors sur les bords de la pièce, là où l’eau peut passer sous le sol.

Dans une maison des années 1980 ou 1990, c’est la façon la plus rapide de changer l’allure de la pièce sans toucher aux meubles. Trois précautions comptent davantage qu’ailleurs.

  • Les pieds de meubles et d’appareils. Meuble vasque, WC, îlot, électroménager : les lames s’arrêtent à leur pied avec un jeu de 5 mm, et ce jeu se ferme par un joint souple, jamais par de la colle sur les lames.
  • Les bords exposés à l’eau. Le long de la baignoire ou du receveur, et devant l’évier, un joint de finition souple empêche l’eau de s’infiltrer sous le sol. Une flaque s’essuie, elle ne doit pas stagner.
  • Les tuyaux. Percez les lames un peu plus large que les tuyaux, pour garder le jeu de dilatation, puis cachez-le avec une rosace.

Les précautions zone par zone sont détaillées dans notre article sur le sol SPC en salle de bain, et nos pages sol de salle de bain et sol de cuisine comparent les lames SPC et le carrelage pour ces deux pièces.

Quels décors sur un ancien carrelage ?

Tous nos décors se posent de la même façon sur un carrelage. Si la pièce devait sa clarté à un carrelage blanc, un chêne clair ou un érable la garde lumineuse. Dans une entrée passante, une teinte moyenne comme le chêne gris marque moins les traces.

Les sols de cet article

Prix au m² et prix de la boîte, à jour.

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